Chroniques plus ou moins logique de tout ce qui attire mon attention et que j'ai envie de partager avec d'autres personnes.

vendredi, juillet 07, 2006

Deux mois plus tard

Je suis ressuscité ! bon OK ce petit poème en prose était plutôt nul et à trop forte connotation autobiographique (sauf la fin bien sûr sinon je ne serais pas en train d'écrire mais comme de toute manière personne n'y a crû ce n'est pas si grave). Bon OK cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit, pourtant que de choses depuis. Sciences po Lille où j'ai échoué, Sciences po Bordeaux où j'ai sûrement échoué une fois de plus, mon admissione en khâgne option espagnol au lycée Joffre de Montpellier, l'attente de la réponse du lycée du Parc de Lyon entre deux moqueries de Vénétia (cf. liens) qui dit que jamais il ne me prendront (mais moi j'y crois, l'epsoir fait vivre); Bref, c'est barbant.

Sinon j'ai matté des films dernièrement alors autant faire une petite revue cinématographique (surtout qu'à l'origine je voulais faire un blog purement culturel où seul mes goûts et non ma ptite vie bien inutile ressortirait, et je crois que pendant tout l'été je vais faire ça, au moins y aura matière à débat avec d'éventuels visiteurs pas d'accord par exemple).

Sin City : je n'ai pas lu la bande dessinée (et c'est sans doute un tort) mais un des réalisateur se trouve être justement l'auteur de ce comics (en l'occurence il s'agit de Frank Miller) et je dois dire que l'univers graphique où seules quelques rares couleurs ressortent sur fond de noir et blanc m'a bien plu. la narration est aussi très riche et cela à plusieurs titre : d'une part, il s'agit de plusieurs narrateurs eux même acteurs principaux et ainsi de plusieurs histoires qui s'entrecroisent avec plusieurs niveau temporels, et le fait que la première histoire (celle d'un flic trop honnête qui se bat contre un pédophile fils de sénateur très corrompu) soit coupée dans les premières minutes du film pour reprendre à la fin de ce dernier donne une sorte de profondeur très appréciable puisque les personnages et les lieux que l'on revoit font ainsi sens ; d'autre part, les phases de narration (les voix-off) sont celles comme je l'ai dit des personnages principaux et l'on suit pour ainsi dire le mouvement de leur pensée tout au long du film, et leurs surprises deviennent les notres devant un monde toujours plus violent et barbare face auquel ils font face de manière plus ou moins évidente (les ex-tôlards qui sont ici au nombre de deux participent eux-même de cette barbarie et sont loin d'être vierge de toute tâche).
Il en ressort que ces effusions de violences donnent la nausée, Quentin Tarantino est là en guest star et ce n'est vraiment pas étonnant. Ce film est véritablement l'expression de la beauté qui peut surgir même dans le mal (comme l'a déjà fait Baudelaire avec ses Fleurs du Mal dans cette mesure) mais pour ma part m'a donné l'horreur au plus haut point de ce mal et l'incompréhenion : comment l'auteur de la BD d'origine a-t-il pu trouver de telles perversions ?

Volver : Le dernier film de Pedro Almodóvar et aussi le premier que je vois de lui. J'ai eu le plaisir de le voir en VO et Penelopé Cruz que je trouvais jusque là plutôt insipide sur le papier glacé d'un magazine était si belle toute en image. Quoiqu'il en soit histoire qui paraît au début ancré dans le fantastique voire le merveilleux - le fantôme de la mère de deux soeurs déjà adulte apparaît à l'une d'elle suite à la mort d'un membre de leur famille - finit à mesure que les crans des rouages du scénario s'enclenchent par apparaître dans son ensemble au spectateur et c'est un véritable plaisir. Au final tout me paraît cohérent sauf un élément (à ne pas lire si vous ne l'avez pas vu) : Une des deux soeurs enterre le mari que sa fille avait tué (légitime défence, ce dernier voulant la violer) près d'une rivière qui ne paraît pas du tout sauvage (on peut s'y rendre en voiture) et rpend la peine de graver son nom sur un arbre. De plus, ce mari n'a-t-il pas de la famille qui se mettrait à le chercher, les gens disparaissent-ils comme ça du jour au lendemain sans que personne ne cherche à savoir où ils sont allés ?

Nos voisins les hommes : film en image de synthèse de dreamworks, beaucoup d'humour, toujours innocent mais diablement efficace preuve que la vulgarité n'est nullement nécessaire. Pour autant je n'ai pas du tout aimé le fait que des animaux de la forêt se montrent adorant les bons produits américains, se présentent comme des animaux modernes de cette façon. Certes cela montre aux enfants les méfaits que l'on fait aux animaux (on leur prend ici une très grande partie de leur habitat naturel pour y construire des villas de banlieue américaine) mais pourtant montre d'un autre côté comment ceci prennent plaisir à goûter à la société de consommation. Qu'est-ce qu'un enfant qui a vu le film a envie de faire après ça ? Donner des chips à des animaux sauvages qui de ce fait vont chercher ce type de nourriture facilement gagnée au lieu de la rechercher dans leur habitat naturel ? Enfin je dis ça et pourtant" le Monde de Nemo" qui paraît en tout point écologique a eu pour résultat d'entrainer une très importante hausse des ventes de poissons clown alors que le film semblait au contraire condamner le fait de garder des poissons exotiques dans des aquariums et encourageait à les laisser vivre dans leur habitat naturel. En clair, des enfants ne pensent pas à tout ça et veulent simplement s'amuser...

La prochaine fois, je vous parlerai de bouquins pour changer :-D