Chroniques plus ou moins logique de tout ce qui attire mon attention et que j'ai envie de partager avec d'autres personnes.

samedi, mai 13, 2006

Petit poème en prose

On m'a conté une histoire de cette sorte. Un garçon et une jeune fille s'aimaient tendrement, sans autres occupations que s'échanger des regards, des baisers ainsi que des présents offerts régulièrement. Un amour jeune et pur, il s'agissait de cela. Néanmoins la jeune fille avait pour plaisanterie de jouer avec les sentiments du garçon, rien de méchant sans doute, simples petites bouderies et mots vilains sortis comme ça tout seuls par simple distraction.
Le joli couple avait pris l'habitude de se retrouver une fois la semaine. Une de ces journées chaudes de la fin du printemps, la jeune fille se trouva de mauvaise humeur et le garçon en pâtit d'autant plus qu'il ne pouvait entendre que sa voix au téléphone. Le jour tant espéré des retrouvailles arriva. La jeune fille, dans une dernière fantaisie plaisanta en disant au garçon qu'elle avait promis à sa mère de rester à ses côtés. Que croyez-vous que le garçon fit ? On retrouva celui-ci pendu peu de temps après, avec une simple lettre à l'adresse de sa bien-aimée, dont j'ai pu apprendre les termes :
"Voyez-vous mon amour, j'aurai pris plaisir à me reposer sur votre sein tous les jours de ma vie, et vous n'auriez jamais pu trouver un coeur plus dévoué à votre bonheur. À présent je vous quitte et je me quitte puisque je ne vis que par vous. Je ne sais si vous parliez sérieusement, je ne sais si tout cela n'était encore qu'une joyeuse farce, mais les mots font si mal, et on ne badine pas avec l'amour. Adieu"
Le lecteur trouvera sans doute ici de l'excès, une seule chose doit cependant lui venir à l'esprit, la passion ne connaît pas la mesure des choses et notre malheureux pendu aurait été bien aise sans doute d'apprendre de la bouche de sa belle qu'elle comptait lui faire une surprise, espérant lui faire une plus grande joie encore que s'ils s'étaient vus comme à l'accoutumée.