Chroniques plus ou moins logique de tout ce qui attire mon attention et que j'ai envie de partager avec d'autres personnes.

vendredi, avril 28, 2006

La paresse du cadavre

Voilà, ci-dessous l'extrait de mes délires personnels, quand je m'ennuie à Toulon et qu ej'ai plus envie de travailler, ben j'écris une histoire. j'aimerais bien la finir et la mettre en entier sur internet. Enfin pour le moment voilà les premières lignes que j'ai recopié à l'ordi (c'est ça le plus chiant lol). Pour le titre je sais pas encore, peut-être "la paresse du cadavre". Mais peut-être pas. Quoi qu'il en soit voici :


" Ce matin, à 6h47, je me suis encore levé. C’est décidément trop tôt pour émerger de nos songes. C’est souvent d’eux que je désire continuer. L’arrêt de bus et eux. Le bus est là, toujours à l’heure sauf quand on est en retard. Là il passe même en avance. Peu importe. Les arbres, leurs feuilles sont en train de tomber encore. Il y a toujours autant de mégots sur les trottoirs. Enfin je crois, car en fait tout défile trop vite. Tout défile et la sensation de passivité s’accentue. Les gouttes commencent à rendre flou ce paysage. Elles tombent de plus en plus vite, le bus lui aussi continue sa course folle. Nicolas parle de choses insignifiantes. Il parle de tellement de choses que finalement je ne comprend plus ce qu’il dit. Nicolas il y a encore quelques jours fumait. IL a arrêté et il a sûrement raison. Mais c’est difficile de savoir. Il y a plein d’autres facteurs qui font penser qu’il aurait tout aussi bien fait de continuer. Cela fait des emplois. L’Etat doit bien se faire de l’argent là-dessus. Si il faut au total çà rapporte plus d’argent que les fumeurs continuent à fumer et que quelques uns aient des cancers des poumons qui seront largement soignés avec l’argent de tous les autres. En fait, je dis ça à l’instant dans un bus où il y a des ceintures de sécurité que personne ne met alors qu’un panneau bien en vue nous informe de l’obligation de son port et par-dessus le marché je ne sais pas de quoi parler en réalité. Juste histoire d’avoir des pensées pour ce pauvre Nicolas qui est de plus en plus en manque. Moi aussi je suis en manque. De plein de choses me semble-t-il. Ce trajet n’est jamais assez court le matin et toujours trop long le soir.
 À l’arrivée, rien que du déjà vu. Pas tout à fait à dire vrai. La bâtisse insensiblement s’affadit, la poussière jour après jour creuse ses sillons dans les fissures des façades. Les vitres inlassablement nettoyées ne gardent que peu de temps, une nuit, un week-end peut-être, leur translucidité. Ce qui est plus beau, c’est la progression infime de la vie qui, au milieu du bruit et des fumées, germe sans se reposer. Toujours. Une besogne quotidienne, patiente, qui ne cessera jamais sans doute. Un sens plus profond que l’entêtement doit être derrière ces croissances perpétuelles. Comme si jamais, jamais la mort devait faire renoncer à la vie. Parfois, je me demande tout de même si cet entêtement n’est pas propre à l’inconscience de la nature. Si au fond les quelques personnes qui décident d’arrêter le cycle de la vie, de partir avant même de s’être perpétué ne sont pas ceux qui décident de prendre pleinement conscience de leur fin. De cesser de faire semblant de ne pas savoir que la mort est parmi nous. Ou peut-être que continuer à engendrer et à vivre tant que l’on peut, c’est simplement s’affirmer comme partie intégrante de la nature, faire preuve d’humilité. Mais en voyant certains profs, et pire encore le proviseur, le plus souvent papilloté dans un costume sobre mais garni d’une cravate aux motifs colorés, je me demande si l’on peut réellement continuer à parler de nature.
 Le huitième jour arrive, c’est encore le premier. Cette monotonie, dans l’effrayante circularité qui en est l’essence au fond, c’est de l’ennui. Nicolas me raconte son week-end époustouflant. À ce qui paraît, une “nana” l’aurait regardé d’un regard si profond alors que sa mère s’arrêtait pour la laisser passer, que c’est comme si ils étaient “sortis ensemble”. Il a aussi commencé à lire les Fleurs du Mal. il adore la poésie. Enfin je crois. Devant la salle peu à peu tous les potes arrivent, et puis tous les autres à qui l’on dit bonjour."

Voilà, j'espère que vous avez eu le courage de tout lire parce que c'est un peu long et sur un ordinateur c'est pas évident du tout de lire je trouve. Le papier ne peut décidément pas être remplacé.

lundi, avril 24, 2006

Le cauchemar de Darwin

Ce soir passait sur le petit écran le cauchemar de Darwin, documentaire au montage redoutable puisqu'il montre l'extrême pauvreté et la misère de ces gens victimes du sida, des guerres, de la famine en perspective avec les sphères dirigeantes et les simples employés qui sans réellement le savoir peut être participent de cet état de fait.

Comme le souligne le réalisateur c'est un message d'espoir qui est malgré tout proposé puisque sa caméra a aussi montré que des enfants orphelins, sans abris et victimes de violences au quotidien n'en sont pas moins des êtres humains doués d'une volonté de vivre dignement et non des êtres abrutis par la pauvreté et dans le désespoir alors que tout encourage à aller dans ce sens. Cette force qui est en chacun d'eux, c'est la preuve que l'Afrique peut sortir de son sous-développement.
Voir ces gens contraints de consommer des carcasses de perches du nil alors que le reste de chair est envoyé en Europe tandis que moi j'ose ne pas finir mon assiette, jeter de la nourriture. c'est honteux, pourtant n'est-ce pas tout aussi honteux de penser qu'au niveau mondial nous sommes en surproduction de produits agricoles et que malgré tout, les famines sont là, à quelques heures d'avion ? De voir que l'Europe, l'Europe des Lumières, des droits de l'homme comme je m'en félicitait dans la dissertation de Culture générale que j'ai faite à Lille pour le concours d'entrée à Sciences Po - je me revois encore avec regret effacer le "soi-disant" que j'avais cru bon d'apposer dans un premier temps à l'expression "défenseur des droits de l'homme" - est en fait une Europe où seul l'intérêt économique compte, et qui n'hésite pas à fournir en armes et en munitions les pays africains pour qu'ils puissent faire la guerre tandis que le même avion cargo qui avait livré ces armes repart avec la nourriture qui pourrait nourrir la population, mais qui n'a pas les moyens de l'acheter...

Des questions se posent : qui sont les responsables ? Les hommes politiques africains sont à la tête de ces guerres ? L'Europe fournit ces armes parce que ces États africains le veulent bien malgré tout. Un des nombreux Africains interrogés durant le documentaire affirme que les Africains veulent qu'il y ait des guerres car ainsi on est payé en tant que soldat... Que faire ?

Les vacances

Cette semaine je vais devoir relire une pièce de Musset, Lorenzaccio. Je bassine beaucoup de gens avec cette pièce que je n'ai lu qu'une fois lorsque j'étais en seconde et dont je n'ai depuis relu que quelques passages. Donc quand je dis devoir relire, ce n'est pas une obligation au sens contraignant ou astreingnant du terme mais plus au sens d'une obligation-plaisir, quelque chose d'incontournable que l'on attend avec impatience.
L'histoire : Lorenzo est le cousin d'Alexandre de Médicis, le duc de Florence, mais aussi une sorte de proxénète qui se charge de débaucher les jeunes filles et de corrompre les parents de ces dernières pour satisfaire les plaisirs pervers du duc. Ce garçon, si brillant et pur autrefois est devenu un pleutre méprisable qui faiblit à la vue d'une arme. Tout le génie de Musset selon moi est de montrer ce personnage sous un jour odieux tout en nous montrant qu'il avait auparavant un coeur pur. Or c'est justement cette pureté qui en réalité subsiste, cette pureté qui n'hésite pas à sombrer dans le mal et dans le sale pour s'affirmer : Lorenzo est toujours le même, le démon n'est qu'une enveloppe qui cache un coeur d'ange vengeur puisque le jeune homme a depuis des années le projet d'assassiner un tyran, et c'est ce qu'il fait en devenant l'homme le plus proche du duc de Florence. D'où cette phrase si forte qui résonne au centre de la pièce : "Songes-tu que ce meurtre, c'est tout ce qui me reste de ma vertu ?" (Acte III, scène 3) qui a d'ailleurs été reprise pour le dos de la couverture de l'édition Hachette.

Ah au fait, une nouvelle capitale pour l'avenir de l'humanité : j'ai décidé de mettre en ligne dans un futur je l'espère pas trop lointain un roman, ou peut-être une simple nouvelle je sais pas encore vu que je suis en train de l'écrire, c'est sur un lycéen tout ce qu'il y a de plus ennuyeux mais qui est confronté à quelque chose qui s'appelle les sentiments et qu'il croit découvrir dans la personne d'un autre lycéen. Dans pas longtemps du tout, je met le début ici.