La veille de Noël existencielle.
Et voilà qu'à la veille de Noël je me met à réfléchir sur l'avenir. Question du jour, Sciences po est-ce au fond véritablement une bonne idée ? Depuis plusieurs années je me dit que je vais me barrer, que la France je l'ai assez vue et qu'un IEP après tout c'est pas si mal pour organiser le décollage. Au concours de l'ESPEME j'avais dit lors de l'entretien oral que j'en avais marre de la bulle "France". J'aurai peut-être du crier "vive la mondialisation" tant que j'y étais...
À présent j'ai peur de m'éloigner trop de la Côte d'Azur si c'est pas craignos !
Depuis quelques temps, l'idée à commencé à germer il y a environ 6 mois me semble-t-il, je me dit et pourquoi pas prof ? Mais quand j'y pense je crois que c'est le côté régressif qui m'attire : rester dans l'univers de l'enfance, enfin tout du moins de l'adolescence, ne jamais sortir en somme de cet univers pour voir ce qu'il y a dehors et qui me fait peur : l'argent, l'entreprise, la concurrence, les autres. C'est si facile de rester enfermé dans des livres, ou dans une salle de classe et de regarder le monde dans un journal ou à la télévision. Et pourtant cette peur c'est tout ce que j'ai voulu rejeter en disant que j'allais partir ailleurs, à l'étranger, parce que c'est l'enrichissement, voir autre chose, comprendre peut-être mieux ce que c'est que l'homme.
