Chroniques plus ou moins logique de tout ce qui attire mon attention et que j'ai envie de partager avec d'autres personnes.

samedi, novembre 05, 2005

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Il fait gris. Hier aussi d'ailleurs. Prendre le train, discuter avec des gens de ma classe, c'est cool, mais une fois qu'on est seul dans le train, les pensées se libérent et j'aime bien aussi.
Hier au petit déj' un gars m'a dit que j'étais agressif, alors qu'il venait de m'insulter. Enfin bref, je croyais que les relations se feraient cordiales mais peut-être pas tant que ça malheureusement.
Je commence à comprendre pourquoi j'ai échoué à Sciences Po avec le recul et je commence à regretter de m'être pas aperçu plutôt que c'est ce que je voulais faire.
Dans les banlieues les voitures brûlent, et sincérement je ne comprend pas vraiment ce qui se passe. Si ces jeunes sont allés se cacher et finir court-circuités, c'est de leur propre volonté, pourquoi en faire un scandale alors que c'est un accident ? A moins que les policiers aient vu les jeunes se cacher et savaient qu'ils étaient en danger. Mais ni les policiers disent les avoir vu se cacher ni le jeune survivant n'a affirmé voir les policiers. Alors pourquoi dire que le ministre de l'intérieur est incompétent ? Certes vis-à-vis des événements qui ont suivi ce drame, Nicolas Sarkozy ne semble pas actuellement à même de régler le conflit, mais je ne sais pas si d'autres feraient mieux. Peut-être est-ce la personne de Sarkozy qui pose problème en fin de compte, et pas tant son action actuelle que le souvenir de tout ses propos virulents sur l'insécurité dans les banlieues ("nettoyer au karsher" par exemple).
Mais je n'aime pas que la gauche arrive et attribue cet échec à la droite alors que justement pendant les années Jospin il y avait des problèmes de sécurité et du laxisme. La délinquance a fortement baissé. Je ne sais pas si les inégalités dont sont victimes les habitants de ces banlieues ont elles aussi diminué cela est vrai aussi. D'après Libération, si la répression a augmenté, le manque de respect des policiers envers la population des cités a lui aussi augmenté. Que dire ? Problème réel et où il est difficile de dire qui a tort et qui a raison. Si les policiers font preuve d'un manque de respect, est-ce tout simplement qu'ils sont à cran, se sentent menacés ? Mais se sentiraient-ils menacés si les médias ne faisaient pas tout un flan à la veille de l'élection présidentielle de 2002 par exemple de l'insécurité (qui soit dit en passant à bien contribué à faire passer un candidat du FN au second tour) ? Enfin, se sentiraient-ils menacés si dès les années 1970 on s'était employé à mettre en oeuvre une véritable politique d'intégration pour les immigrés maghrébins ? Des pour et des contre. Prendre position décidément, c'est pas facile...

erratum (août 2007) : la délinquance n'a pas baissé, les violences sur les personnes ont au contraire augmenté. Voilà, mea culpa.

mercredi, novembre 02, 2005

Réveillez-moi quand nous serons à Noël



Dernier jour, dix jours déjà écoulés. Du boulot déjà un peu en retard alors qu eje pensais justement commencer sereinement le mois de novembre. Et puis plein de choses en tête, de moments merveilleux, ces vacances je les ai adorées. Merci les vacances. Merci la vie.
Je crois qu'on à hâte d'être à Noël !

lundi, octobre 31, 2005

Rosemary's Baby


Une femme, Rosemary Woodhouse, semble être la victime d'un complot de sorcellerie dans le New York des années 1960. Quoi de plus rétro et de plus inquiétant, surtout que jusqu'au bout on ne sait pas si ce complot relève du délire de la jeune femme enceinte qui craint pour la vie de son enfant ou si des retraités et des gynécologues réputés sont en fait des sorciers qui aiment porter des croix inversées sous leur chemise...
Rosemary's Baby de Roman Polanski (1968) m'a bien fait flipper lol. mais je préfère cette angoisse à la peur atroce que procure certains films d'horreur. ça me rappelle Dreamcatcher, adaption du roman de Stephen King le gourou en la matière, qui a failli me faire uriner dans la salle de cinéma.
Une de mes scènes préférées c'est lorsque Rosemary attend Hutch qui lui a donné rendez-vous et qui est en retard, et qu'un bonhomme lui ressemblant arrive en ouvrant les bras. A ce moment Rosemary s'approche de lui, et celui-ci lui passe devant et étreint une autre femme. C'est le vent le plus frustrant qu'on puisse se prendre je crois. Vous savez quand on croit que quelqu'un nous adresse la parole et qu'on se rend compte qu'en fait cette personne parle à une autre située derrière nous...

Allez ma petite note pour ce film :
3,75/5

dimanche, octobre 30, 2005

Un dimanche après-midi, en automne


Ce soir le soleil se couchera plus tôt, en attendant regardez tout ça, c'est-y-pas beau la vie, des fois ? Moi j'me demande où ça nous ménera. Peut-être bien que le soleil qui se couche, à l'heure d'hiver, c'est un peu triste.
Une dissertation de philosophie qui ne veut pas s'écrire, des livres qui ne veulent pas se lire, des textes espagnol qui ne veulent pas se traduire, des mots qui ne veulent pas s'apprendre. Voilà le point exact de mon évolution.
Des gens en Inde qui ont peur, des gens ailleurs qui sont sûrement satisfaits. Ces pourritures. Par-delà des coeurs qui se morfondent, moi je suis ici et je me sens bien détaché de toutes ces choses. Même si les images rendent tout ça plus présent, plus vrai, je ne trouve pas qu'on n'ai véritablement conscience. Car c'est ailleurs. Il suffit de se dire que c'est dans la ville située à côté de la notre que des crimes se passent pour penser qu'on est loin de tout ça. Les attentats de New York était par-delà l'océan, ceux de Londres par-delà la mer et ceux de New Delhi par-delà un continent. Pourtant le monde est petit et ce qui arrive là-bas c'est ce qui aurait pu arriver ici, le monde est petit.

Note : la photo de la note précédente a été prise au pied de Montmartre à Paris, le chat me fait penser à un Totoro...