Chroniques plus ou moins logique de tout ce qui attire mon attention et que j'ai envie de partager avec d'autres personnes.

samedi, octobre 20, 2007

Chroniques pampelonaises - épisode n°4. Les cours

Je me suis inscrit pour le premier semestre en priorité à des cours de première année de sociologie. Pour le faible nombre d'heures et la condensation de celles-ci en grande partie, mais aussi parce que je pensais amusant de revoir quelques unes des matières vues l'année dernière d'un angle plus espagnol. Mais la déception est souvent au rendez-vous : le professeur d'histoire appelle "commentaire de document" une simple lecture suivie de deux trois phrases jetées ça et là, et fait un cours général allant bien trop loin dans la généralité justement. Le professeur de sociologie fait un cours où il faut vraiment faire des efforts pour déceler une structure quelconque : quelques idées ressortent mais un amas d'exemples de la vie quotidienne tournant très vite à de la simple digression ("aaaah vous allez au mac do et vous croyez avoir plein de frites à voir l'embalage, mais non parce qu'en fait...",). Seuls les cours de science politique et d'économie par leur clarté et leur rigueur sont vraiment cool et interactifs dans le bon sens du terme.

lundi, octobre 15, 2007

Chroniques pampelonaises - épisode n°3

vendredi 12 octobre 07
Jour de l'Hispanité aujourd'hui, des défilés de partout en Espagne. Discours du PP sur l'unité, souvenir de guerre civile. Une Hispanité dont se fout une sacrée partie du Pays Basque et de la Catalogne, souvenir de guerre civile.

Hier soir repas avec les autres étudiants de sociologie à la Herriko Taverna. Herriko en basque signifie "peuple". La Taverne du Peuple, comprendre la taverne du Peuple Basque. Des affiches en faveur de l'indépendance, un panneau avec des fiches comprenant photo et information sur des détenus de l'ETA. Tout est en Euskara (basque), certains des étudiants sont en faveur de l'indépendance. Le Pays basque français aussi doit être "libéré". Ils peuvent toujours rêver je pense.
L'autre jour dans El Pais, un journaliste basque avait d'ailleurs une théorie sur les attentats de l'ETA et sur les coup de force indépendantiste comme celui tenté récemment par Ibarretxe, président du Pays Basque appelant à organiser un référendum d'autodétermination d'ici à 2008. Le problème est, selon lui que la droite au pouvoir bloque les réformes souhaitées par les indépendantistes donc inflation d'attentats à la clef (comme ce fut le cas sous Aznar) et qu'à l'inverse la gauche au pouvoir créé par ses discours volontiers conciliants une attente très forte qui est quelque peu déçue lorsque qu'elle parvient au pouvoir donc inflation d'attentats à la clef.
Moi j'en sais rien, mais je me dis que l'Espagne est pas encore sortie de l'auberge et je me demande bien ce que les Basques entendent par "on veut du respect" parce que franchement pour le moment je ne vois pas où est l'irrespect : personne n'empêche de parler basque, tous les panneaux et écritaux sont bilingues en général, une partie des cours à la fac sont aussi disponibles en basque, et pour couronner le tout le Pays Basque espagnol a un statut particulier et a ainsi bien plus de pouvoir que beaucoup d'autres régions espagnoles (comme c'est aussi le cas avec la Generalitat en Catalogne).

mardi, septembre 25, 2007

Chroniques pampelonaises - épisode n°2 : étude du milieu

Pampelune a bien changé depuis Hemingway. Si la vieille ville est très belle et nous rapelle bien l'ambiance du roman "Le soleil se lève aussi", le reste relève plus de la "ville nouvelle" construite pratiquement d'un bloc, avec ses nombreux immeubles parés de briques... Au premier abord c'est franchement laid, mais on s'y habitue avec le temps... Les nombreux espaces verts de la ville atténuent d'ailleurs cette laideur et au final il est même agréable de se promener. Un petit parc japopnais se trouve aps loin de chez moi, mais par rapport à celui de Monaco il fait tout de même pâle figure, même si c'est toujours mieux que rien !
Pour ce qui est de la fac, construite à la périphérie de la ville dans un style moderne il y a environ 20 ans, elle a été elle aussi conçue pour faire la part belle aux arbustes et à la verdure, ce qui en fait au final un lieu de vie très agréable. Reste à savoir combien de temps le vert va rester la couleur dominante, l'hiver étant ici (400m d'altitude au pied des Pyrénées) assez rude...

samedi, septembre 22, 2007

Chroniques pampelonaises - épisode n°1

hier soir, grosse fête dans les rues de Pampelune. Il s'agit des San Fermines Chiquitos, une sorte de fête de la San Fermin en petit format. Il n'y a pas de Taureaux, du moins, pas des vrais : des gens portes sur leur tête un taureau de carton maché d'où jaillissent des milliers d'étincelles aspergeant la foule qui ne peut que fuir ou se protéger le plus possible. C'est une attraction qui plaît beaucoup aux enfants.
Ce soir, après quelques verres j'ai beaucoup parlé avec les gens de ce qu'ils pensaient de sujets un peu polémique ici : la situation de Pampelune par rapport à la question basque, le problème des sud américains. Ici les gens n'ont pas honte de dire ce qu'ils pensent par rapport à cette immigration, quelque chose qui ne serait pas correct en France. Même des gens qui se montrent ouvertement de gauche n'ont pas peur de dire les mots : choc des cultures, problème d'intégration, "c'est eux qui ne respectent pas notre culture". Pourtant en y pensant, la culture sud américaine a été très largement formatée par l'Espagne. Le catholicisme par exemple. Chez nous, sous couvert de laïcité le problème est occulté mais existe pourtant et se cristallise dans les urnes : ceux qui votent à l'extrême droite ou même à droite se sentent le plus souvent en conflit culturel ayant pour base le problème religieux avec les nouveaux Français d'origine maghrébine. (opinion n'engageant que moi)
Enfin pour le moment, les sud américains moi je vois pas trop ce qu'ils font de mal, mais bon ça fait que 5 jours que chuis là...

mardi, septembre 18, 2007

Chroniques pampelonaises - épisode n°0

Dimanche : arrivée à Pampelune après avoir traversé une partie du Pays Basque ainsi qu'un barrage de policiers de la "guardia civil", équipés de mitrailleuses, oreillettes et bien sûr corde munie de clous pour barrer la route aux terroristes indépendantistes basques... Heureusement on les a pas croisé ! "On" devant être compris comme mon père et moi.
Le 1er logement visité fut le bon après comparaison avec les deux suivant : chambre pour minipouce à la seconde visite et fumeurs alcoolos et peut être drogués qui sait lors de la dernière visite.
Rien d'exceptionnel donc, mais tout est presque prêt, j'ai les clefs en poche. Je débarque demain matin 8h avec toutes mes affaires (ils vont être content de me voir arriver si tôt, mais c'est une idée de mon père et j'ai bien cherché à m'y opposer sans succès...)

Aparté : C'est incroyable comme la France est présente en Espagne. Pour commencer il y a la compagnie Orange France Télécom mais ce serait de l'ordre du cosmétique de le faire remarquer si je ne rajoutais pas que la zone industrielle est un concentré de grandes enseignes françaises : Fly (oui c'est français !), Conforama, Leclerc, Carrefour, Leroy Merlin... bref ! C'est pratique, on y trouve plein de produits français, notamment les fromages président... C'était bien la peine de chercher du dépaysement ! Et il est inutile de préciser qu'il y a énormément de voitures de marque française, mais bon tout comme il y a aussi pas mal d'Audi, d'Alfa Romeo etc.

vendredi, septembre 14, 2007

Retour de voyage, préparatifs pour le suivant.


Bergen est une ville des plus touchantes. Le centre-ville moderne et le centre historique semblent se cotoyer avec bonheur. En fait, tout en étant la deuxième ville de Bregen, on ressent une certaine sérénité en s'y promenant, il n'y a pas le vertige des grands buildings ou l'étouffement des foules compactes et pressées, il y a les petites ruelles fleuries et pavées, les panoramas dignes d'un Walt Disney des années 50 ou 60...
Seul point noir, le mauvais temps qui est de rigueur, mais les éclaircies n'en sont que plus belles...



A présent, c'est le départ pour Pampelune qui se prépare... Le stress monte monte ! AAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!! La valise n'est pas prête, et puis bordel j'ai pas encore de logement là-bas et faut que je les appelle pour prendre des rendez-vous !!!
mais tout va bien.

vendredi, août 31, 2007

Rendez-vous à Bergen !

Après un petit voyage à Florence où j'ai été ébahi par la beauté de la région et aussi des tableaux de ses musées - terni par l'ambiance tourisme de masse et les Italiens travaillant dans la restauration et autre à l'accueil de splus médiocre - c'est parti pour la Norvège. Destination Bergen, 2e ville du pays pour deux semaines de rêve en très charmante compagnie (LLP, si tu nous regarde !)...
Pendant mon absence je vous laisse en compagnie de deux copines à moi :

Salauds de florentins